Plus de 90 % des Français lisent le courrier publicitaire adressé (BALmétrie 2025), avec une durée de lecture de 3 min 29 à 4 min 47 selon le format. En face, l'email marketing plafonne à 18 % de taux d'ouverture (Alliance Digitale). Le volume de publicité adressée atteint 1,5 milliard d'envois en 2024 (ARCEP). Chaque chiffre présenté dans cet article est daté et sourcé pour servir de référence fiable aux marketeurs et dirigeants.

Quel est le taux de lecture du courrier publicitaire adressé en France ?

Le courrier adressé reste le média physique le plus consulté en France. Les vagues successives de l'étude BALmétrie (Ipsos / La Poste / IREP) le confirment année après année.

91 %

des Français lisent le courrier publicitaire adressé au moins de temps en temps (BALmétrie 2025)

~60 %

en lisent au moins un chaque semaine (BALmétrie 2023)

75 %

en ont lu un dans les 8 derniers jours (BALmétrie 2023)

Parmi les lecteurs de courrier publicitaire adressé, 31 % déclarent le lire attentivement, 45 % le regardent de manière active et 25 % le survolent (BALmétrie 2023). Même cette dernière catégorie constitue un contact réel avec le message. À titre de comparaison, un email marketing non ouvert — soit plus de 80 % des envois en moyenne — ne génère strictement aucune exposition au contenu.

Autre donnée clé : 93 % des Français ouvrent leur boîte aux lettres au moins trois fois par semaine, et environ 8 sur 10 le font quotidiennement (Mediaposte). Cette régularité garantit une exposition répétée et naturelle au courrier adressé.

Combien de temps les Français passent-ils à lire un courrier publicitaire ?

Les dernières vagues de l'étude BALmétrie (Ipsos / La Poste / IREP) mesurent des durées de lecture remarquablement élevées : 3 minutes 29 en moyenne pour un courrier publicitaire adressé et 4 minutes 19 pour un imprimé publicitaire non adressé (données 2025). Une vague précédente, publiée en 2023, relevait même une durée cumulée de 4 minutes 47 pour les courriers adressés consultés sur huit jours.

3 min 29

Durée moyenne de lecture d'un courrier publicitaire adressé

Source : BALmétrie 2025 (Ipsos / La Poste / IREP)

À titre de comparaison, un email marketing se lit en quelques secondes et une publicité display capte l'attention pendant moins de deux secondes en moyenne. Le courrier offre un temps d'exposition sans équivalent parmi les canaux marketing.

Le courrier est-il mieux mémorisé que les canaux numériques ?

Les analyses issues de BALmétrie, relayées par la presse professionnelle, positionnent les scores de mémorisation du courrier publicitaire au-dessus de ceux des grands médias traditionnels, y compris la télévision et l'affichage. Toutefois, soyons transparents : les pourcentages détaillés de rappel de marque ou de message sont rarement publiés en accès libre. Les données disponibles restent essentiellement qualitatives, le courrier étant décrit comme "plus mémorisable" et générant un "fort souvenir des offres".

Note de transparence sur la mémorisation

Les études BALmétrie qualifient la mémorisation du courrier de 'supérieure aux autres médias', mais les pourcentages exacts de rappel ne sont pas systématiquement publiés dans les documents accessibles librement. Les chiffres précis restent dans les rapports réservés aux souscripteurs de l'étude. Nous actualiserons cette section dès que des données chiffrées seront rendues publiques.

Deux facteurs expliquent principalement cette mémorisation supérieure : la durée de lecture élevée (plusieurs minutes contre quelques secondes pour un email) et la nature tangible du support physique, qui mobilise davantage les sens et ancre le message dans la mémoire.

Quels sont les taux de retour constatés du mailing postal en France ?

Soyons transparents : contrairement aux benchmarks bien établis de l'email marketing, il n'existe pas de statistiques publiques standardisées sur les taux de retour du mailing postal en France. Les données de réponse (coupon renvoyé, commande passée, rendez-vous pris) restent internes aux annonceurs et aux routeurs, sans consolidation dans un observatoire officiel. Les seules indications publiques disponibles portent sur des indicateurs d'action — visites en magasin ou sur un site web — issus d'études interprofessionnelles comme BALmétrie.

Les indicateurs d'action disponibles : drive-to-web et drive-to-store

Une analyse du média courrier réalisée autour de 2019, relayée par la presse spécialisée et appuyée sur les données BALmétrie, indiquait environ 21 % d'efficacité en drive-to-web (visite d'un site après réception du courrier) et environ 23 % en drive-to-store (visite ou intention de visite en magasin). Ces chiffres sont issus d'études sectorielles et ne constituent pas un benchmark national universel.

~21 %

Drive-to-web après réception d'un courrier adressé (étude BALmétrie, circa 2019)

~23 %

Drive-to-store : visite ou intention de visite en magasin (étude BALmétrie, circa 2019)

Attention toutefois : ces indicateurs d'action ne se traduisent pas directement en taux de réponse commerciaux (coupon, commande, rendez-vous). Ils mesurent une intention ou un comportement, pas une conversion transactionnelle. Prudence dans l'interprétation.

C'est précisément cette absence de données consolidées qui rend le suivi individuel de chaque campagne indispensable. Un annonceur qui envoie du courrier sans dispositif de mesure se prive de la capacité à piloter son ROI. À l'inverse, un QR code unique, une URL dédiée ou un code promo spécifique permettent de reconstituer un funnel de conversion aussi précis que celui d'une campagne digitale.

Ce que les données publiques permettent d'affirmer

  • Le courrier adressé génère des actions mesurables (visites web et magasin) chez environ 1 destinataire sur 5
  • Les taux d'activation du courrier sont significatifs par rapport aux canaux digitaux
  • Le suivi par QR code ou URL dédiée permet de mesurer précisément le retour de chaque campagne

Ce qu'aucune étude publique ne permet d'affirmer

  • Un taux de retour national standardisé applicable à tous les mailings postaux
  • Une comparaison directe taux de conversion courrier vs email sur un benchmark officiel
  • Des chiffres de réponse transactionnelle consolidés post-2020

Courrier vs email marketing : que disent les chiffres en France ?

Pour comparer ces deux canaux de manière rigoureuse, appuyons-nous sur les benchmarks de l'Alliance Digitale (ex SNCD / DMA France) pour l'email et de BALmétrie pour le courrier adressé.

Taux d'ouverture et de clic de l'email marketing en France

En 2023, le taux d'ouverture moyen des emails marketing en France s'établit à environ 18,2 % tous secteurs confondus, selon l'Alliance Digitale / DMA France. Ce niveau est stable par rapport à 2022. Le taux de clic moyen se situe autour de 5,3 %. Les analyses les plus récentes, couvrant 2024-2025, confirment que ces performances restent globalement dans une fourchette de 18 à 22 % d'ouverture selon les secteurs, sans évolution notable.

Canal Indicateur Valeur moyenne France Source et année
Courrier adressé Taux de lecture 91 % BALmétrie 2025
Courrier adressé Durée de lecture 3 min 29 BALmétrie 2025
Email marketing Taux d'ouverture ~18,2 % Alliance Digitale 2023
Email marketing Taux de clic ~5,3 % Alliance Digitale 2023
Courrier adressé Drive-to-web ~21 % BALmétrie circa 2019
Courrier adressé Drive-to-store ~23 % BALmétrie circa 2019

Attention, les moyennes masquent des réalités très différentes. Le secteur divertissement atteint 46 % d'ouverture et 15 % de clic, tandis que le e-commerce plafonne à 16,8 % d'ouverture et 2,5 % de clic (Alliance Digitale 2023). Pour aller plus loin sur les formats qui performent selon les secteurs, les contenus les plus adaptés pour gagner en audience dans le marketing offrent un éclairage complémentaire utile. Chaque secteur a son propre référentiel.

Taux d'ouverture email par secteur en France (2023)

Les écarts entre secteurs sont considérables : de 17 % à 46 %. Toute comparaison avec le courrier doit intégrer ces disparités.

Taux d'ouverture email par secteur en France (Alliance Digitale 2023)

Divertissement

46

Éducation

23

Services B2B / Finance

22

Services grand public

21

Tous secteurs

18

E-commerce

17

Comparer courrier et email n'est pas une opposition frontale : les deux canaux répondent à des logiques distinctes. Le courrier marketing intelligent excelle en attention et en mémorisation, avec des durées de lecture de plus de trois minutes. L'email, lui, brille par son volume et son coût marginal quasi nul. Les meilleurs résultats s'obtiennent souvent en combinant les deux dans un workflow séquencé, où le courrier crée l'impact initial et l'email assure le suivi et la relance.

Quel est le volume de courrier publicitaire en France et comment évolue-t-il ?

Les données les plus structurées sur le courrier publicitaire en France proviennent de deux sources de référence : l'Observatoire du courrier et du colis de l'ARCEP pour les volumes, et le Bilan Unifié des Marchés Publicitaires (BUMP) de l'IREP pour les recettes. Les dernières statistiques complètes couvrent les années 2023 et 2024. Le constat est clair : le courrier publicitaire adressé recule chaque année en volume, mais reste un canal substantiel avec 1,5 milliard d'envois en 2024.

Volumes de courrier publicitaire adressé (ARCEP 2023-2024)

En 2023, la publicité adressée représentait 1,7 milliard d'envois, soit 30 % du volume total des envois de correspondance en France. En 2024, ce chiffre tombe à 1,5 milliard, en recul de 9,9 % sur un an (source : ARCEP).

Évolution du courrier publicitaire adressé en France (milliards d'envois, ARCEP)

17

2023

15

2024

Les valeurs du graphique sont exprimées en centaines de millions (17 = 1,7 milliard, 15 = 1,5 milliard). Cette tendance baissière est constante depuis plusieurs années.

La chute de la publicité non adressée

L'effondrement des imprimés publicitaires sans adresse est encore plus spectaculaire. En 2023, l'ARCEP comptabilisait 10,2 milliards d'objets non adressés, en baisse de 22,4 % par rapport à 2022. En 2024, le volume chute encore à 7,6 milliards (-25,7 %), soit un niveau quasiment divisé par deux par rapport à 2019. Fait inédit : pour la première fois en 2024, le volume d'imprimés non adressés passe sous le volume total d'objets adressés, marquant un basculement historique dans la structure du marché postal français.

Recettes publicitaires du média courrier (IREP - BUMP)

Selon le Bilan Unifié des Marchés Publicitaires (BUMP) 2023 publié par l'IREP, les recettes publicitaires nettes du courrier publicitaire s'élèvent à 602 millions d'euros. Ce montant marque un recul de 7,4 % par rapport à 2022 et de 28,1 % par rapport à 2019. L'érosion est donc significative, aussi bien en volume qu'en valeur économique, sur les cinq dernières années.

602 M EUR

Recettes pub nettes du courrier en 2023 (IREP - BUMP)

-28,1 %

Recul des recettes vs 2019 (IREP - BUMP)

30 %

Part du courrier pub adressé dans la correspondance totale (ARCEP 2024)

Ce recul des volumes ne signifie pas la disparition du canal. Il traduit une concentration sur des envois plus ciblés et à plus forte valeur ajoutée, ce qui profite directement au courrier adressé personnalisé.

Que signifient ces statistiques courrier publicitaire pour une TPE ou PME qui hésite ?

Les chiffres sont posés. Reste la question essentielle : comment un dirigeant ou un responsable marketing d'une PME peut-il les traduire en décision concrète ?

Un canal de moins en moins encombré

Les recettes publicitaires du courrier ont chuté de 28,1 % entre 2019 et 2023 selon l'IREP. Le volume de publicité non adressée a été divisé par deux sur la même période. Concrètement, la boîte aux lettres de vos prospects est de moins en moins encombrée, alors que leur boîte email déborde. Pour une TPE ou PME, cette contraction représente une opportunité directe : se démarquer dans un canal que les concurrents désertent, au moment précis où l'attention y est plus disponible.

Un taux de lecture incomparable

Plus de 90 % des Français lisent les courriers publicitaires adressés (BALmétrie 2025), contre environ 18 % de taux d'ouverture pour l'email marketing (Alliance Digitale). Sur 500 courriers envoyés, plus de 450 seront effectivement lus. Avec l'email, ce chiffre tombe à 90.

La question du coût et du ROI

Le courrier marketing intelligent est facturé selon une grille dégressive selon le volume, tout compris (impression, mise sous enveloppe, affranchissement, expédition). Ce montant peut sembler élevé comparé à un email gratuit. Mais l'ancre de comparaison pertinente, c'est le coût d'un stand salon à plusieurs milliers d'euros ou d'une campagne Ads dans un canal saturé où le coût par lead ne cesse d'augmenter.

Le ROI dépend du workflow global : qualité du ciblage, pertinence du message, scénario de relance et suivi post-envoi. Le canal seul ne fait pas le résultat. Mais avec un taux de lecture cinq fois supérieur à l'email et des durées d'attention de plusieurs minutes, le courrier offre un terrain nettement plus favorable à la conversion.

Mesurer le retour de chaque courrier

Le courrier marketing intelligent permet aujourd'hui un tracking précis via QR codes uniques, URLs dédiées et intégrations CRM. Chaque envoi peut être relié aux leads, rendez-vous et ventes générées dans un tableau de bord d'attribution. L'objection historique du courrier "non mesurable" ne tient plus en 2026.